Tous le sont d’ailleurs, tant ce métier est exi­geant. Le contexte par­ti­cu­lier de l’é­pi­sode de gel nous oblige à réflé­chir et agir. D’une ampleur his­to­rique, ce gel aurait pro­vo­qué la perte de 20 mil­lions d’hectolitres à l’échelle natio­nale, soit 2 mil­liards d’euros cor­res­pon­dant à 46 % de la pro­duc­tion fran­çaise. Très dure­ment éprou­vés, les viti­cul­teurs ne sont pas les seules vic­times. Les arbo­ri­cul­teurs ont eux-aus­­si payé un lourd tri­but au cli­mat de ce mois d’avril.
Notre région Occitanie a été frap­pée de plein fouet, le gel ayant impac­té jusqu’à 90 % de cer­tains vignobles de l’Hérault selon la Chambre d’agriculture du dépar­te­ment. Dans le Lot, les célèbres vins de Cahors accusent des pertes de plus de 50 %. Ce sont des faillites qui menacent nos agri­cul­teurs et viti­cul­teurs. Les aides excep­tion­nelles pro­mises par le gou­ver­ne­ment ne pour­ront pas suf­fire à faire face : la région Occitanie doit s’engager à abon­der un fonds dédié aux cala­mi­tés agri­coles com­plé­men­taire de celui de l’Etat. Des mesures struc­tu­relles et infra­struc­tu­relles d’envergure sont néces­saires pour affron­ter les bou­le­ver­se­ments cli­ma­tiques contem­po­rains, ain­si que les épi­sodes cli­ma­tiques dra­ma­tiques qui sont désor­mais chroniques.
Quand j’é­tais vice-pré­­sident du groupe d’é­tude sur la vigne à l’Assemblée natio­nale, je me suis atta­ché à défendre ces cham­pions du bon. Par ailleurs, si la viti­cul­ture rai­son­née doit être aidée, ces­sons d’empêcher les agri­cul­teurs d’ir­ri­guer cor­rec­te­ment. Ce sec­ta­risme met en péril des exploi­ta­tions entières à l’heure du réchauf­fe­ment climatique.