Honneur et Patrie

Voilà la rai­son d’être de nos sol­dats. À tra­vers les siècles, les régimes, les guerres, ils n’ont eu de cesse de ser­vir la France, de se battre et sou­vent de mou­rir pour elle.

Le sens du devoir, l’hon­neur, le cou­rage, l’exemple, la loyau­té, la fidé­li­té, la soli­da­ri­té ne sont pas des vains mots pour eux .
Ils sont les prin­ci­paux arti­sans de notre roman natio­nal, de notre his­toire. Les épi­sodes héroïques sont légion.

Qui n’a pas dans sa famille, de près ou de loin, une tombe, un sou­ve­nir, de l’un de ceux-là…
Alors quand ces gar­diens de la France constatent le déli­te­ment inexo­rable du pays, corol­laire de l’in­ca­pa­ci­té de nos gou­ver­nants à le défendre, ils poussent un cri d’alerte.
Ce sont des lan­ceurs d’a­lerte qui estiment que le point de non retour est proche et qu’il est de leur devoir de le dire.

Leur expé­rience parle. Ils veulent évi­ter le désordre, les vio­lences, la guerre civile.
Ils veulent une solu­tion démo­cra­tique qu’il appar­tient au pou­voir poli­tique de trouver.
Ils sont tout le contraire de fac­tieux, de com­plo­tistes. Vous connais­sez beau­coup de put­schistes qui pré­viennent qu’ils vont com­mettre un putsch ? Les sanc­tion­ner serait injuste, illé­gi­time et lourd de conséquences.

Il existe un prin­cipe consa­cré par le droit pénal, celui des “baillon­nettes intel­li­gentes” qui fait réfé­rence à l’en­ga­ge­ment mili­taire qui ne sau­rait faire dis­pa­raître la conscience, l’in­tel­li­gence du sol­dat qui doit aller jus­qu’à refu­ser un ordre mani­fes­te­ment illégal.
Là n’est pas la ques­tion aujourd’­hui mais cette conscience du mili­taire ne peut-elle aus­si s’ex­pri­mer quand le pays court de réels dan­gers et que son devoir appelle à les signaler?

À la dif­fé­rence du Président de la République qui veut “décons­truire” l’ his­toire de France, nos sol­dats veulent la recons­truire, d’où le hia­tus abso­lu entre le réga­lien et celui cen­sé l’in­car­ner. Ces sol­dats ne doivent pas être sanc­tion­nés, le peuple ne l’ad­met­tra pas .

Jean-Paul Garraud