Article publié le 10 mars 2021 dans le jour­nal l’Opinion.

L’ex-magistrat, eurodéputé, mènera la liste RN aux régionales en Occitanie. Il joue un rôle clé dans le dispositif du parti en vue de la présidentielle 2022

Après un dépla­ce­ment à Beaucaire (Gard) la semaine der­nière, où il s’est assu­ré du sou­tien de Julien Sanchez, pré­sident du groupe RN à la région qui bri­guait l’investiture, Jean-Paul Garraud doit se rendre same­di à Martres-Tolosane (Haute-Garonne), son vil­lage d’origine dont la pré­si­dente PS d’Occitanie, Carole Delga, a été la maire.

Jean-Paul Garraud joue avec sa chienne, une Setter Gordon qui a eu son petit moment de gloire dans « 30 Millions d’Amis », devant sa mai­son de carac­tère en bord de Méditerrannée, dans les Pyrénées-Orientales. Cet ancien magis­trat de 65 ans vient de lan­cer sa cam­pagne pour les régio­nales en Occitanie, où il affron­te­ra la socia­liste sor­tante, Carole Delga, et Aurélien Pradié, numé­ro 3 de LR. Son atout ? L’« authen­ti­ci­té », juge-t-il : « Quand on aime les ani­maux, on aime les gens, c’est pas du chiqué ».

Courtois, che­veux blancs et lunettes rondes, le sexa­gé­naire à l’accent tou­lou­sain attire peu les lumières média­tiques. Et pour­tant, il est une pièce maî­tresse de la « nor­ma­li­sa­tion » vou­lue par Marine Le Pen. La pré­si­dente du RN lui voue une confiance solide. « Elle en a peu, des comme ça », souffle un pré­fet qui l’a côtoyé. Son livre blanc sur la sécu­ri­té ou le contre-pro­­jet sur l’islamisme sont signés Garraud. Il est le seul, jusqu’alors, que la can­di­date à l’Elysée cite pour un minis­tère si elle est élue : la Justice.

Deux rai­sons expliquent sa posi­tion par­ti­cu­lière. Primo, son CV. Garraud a été juge d’instruction, direc­teur adjoint de l’Ecole natio­nale de la magis­tra­ture, vice-pré­­sident du TGI de Paris et magis­trat du par­quet à Poitiers. Un pro­fil expert, peu au fait des « intrigues politiques … 

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Ivanne Trippenbach
Envoyée spé­ciale à Perpignan (Pyrénées-Orientales)