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L’un des principaux animateurs de la Droite populaire donne sa position sur un rapprochement éventuel entre l’UMP et le parti de Marine Le Pen…

Jean-François Copé dit que l’UMP ne fera jamais d’alliance avec le FN. Qu’en pensez-vous?

Il faut faire la dif­fé­rence entre les ques­tions d’appareils et ce qui nous remonte du peuple. Les gens ne font plus la dif­fé­rence entre les par­tis au sein du bloc de droite. Sur le ter­rain, nous, élus de la Droite popu­laire, enten­dons sans arrêt, la ques­tion sui­vante de la part des sym­pa­thi­sants de droite: « Nous per­dons sans arrêt les élec­tions alors que les valeurs que nous défen­dons sont majo­ri­taires. Quand est-ce que vous vous enten­drez avec le FN ? ». Une demande popu­laire existe, on ne peut le nier. Il nous appar­tient d’en tirer les conséquences.

Cela signi­fie que vous êtes favo­rable à une alliance ?

Il y a un cer­tain nombre de convic­tions com­munes avec le FN, notam­ment sur le sou­ci de pré­ser­ver notre iden­ti­té fran­çaise. Mais il existe aus­si des dif­fé­rences, comme sur l’Europe ou la peine de mort. Une majo­ri­té des élec­teurs du FN ne sont pas des extré­mistes, des pes­ti­fé­rés. La ques­tion du main­tien d’un cor­don sani­taire autour du FN se pose donc. C’est la res­pon­sa­bi­li­té de la droite popu­laire que d’y répondre. Après les élec­tions, nous nous réuni­rons et nous y répondrons.

Vous avez par­lé d’un «bloc de droite». UMP et FN appar­­tiennent-ils au même bloc?

A par­tir du moment où le bloc de gauche, c’est la gauche et l’extrême gauche ; le bloc de droite, c’est la droite et l’extrême-droite.

Propos recueillis par Alexandre Sulzer