Tribune de Cédric Delapierre, publiée le 5 mai 2021 dans le maga­zine Valeurs actuelles.
Secrétaire géné­ral du groupe UEDC (LR et UDI) au conseil régio­nal d’Occitanie, Cédric Delapierre a choi­si de rejoindre l’é­quipe du can­di­dat RN, Jean-Paul Garraud. Il explique dans cette tri­bune les rai­sons de son ral­lie­ment, à l’op­po­sé des négo­cia­tions entre Renaud Muselier et LREM en région PACA.

La région Occitanie aura à faire un choix cru­cial les 20 et 27 juin pro­chains. Un choix pour son ave­nir. Les élus de la droite et du centre doivent s’engager pour la vic­toire de Jean-Paul Garraud contre Carole Delga. Nous croyons pos­sible de rompre le sort du socia­lisme fait à la région. Nous croyons pos­sible de fédé­rer toutes les bonnes volon­tés qui veulent que l’Occitanie soit une région conqué­rante dans le monde globalisé.

Face aux défis aux­quels la France et la région Occitanie font face, je désire ins­crire mon action poli­tique dans un mou­ve­ment de chan­ge­ment. Les Français sont, de manière géné­rale, de plus en plus déçus et désa­bu­sés par une classe poli­tique qui semble par­fois ne ser­vir que les inté­rêts de quelques-uns, au détri­ment du plus grand nombre. Bientôt, la rup­ture entre le peuple et ses élus sera défi­ni­ti­ve­ment consom­mée. Je ne peux pas m’y résoudre. De ce fait, j’ai pris la déci­sion de rejoindre la liste de ras­sem­ble­ment conduite par Jean-Paul Garraud. Elle incarne les valeurs et les idées qui me sont les plus chères : le sens du bien com­mun, la volon­té de rompre avec les pra­tiques poli­tiques sec­taires du pas­sé, l’honnêteté, et l’enracinement dans les us et cou­tumes de notre civilisation.

J’acte aujourd’hui ma rup­ture avec les états-majors pari­siens, cer­tai­ne­ment pas avec les mili­tants et les électeurs.

Depuis plu­sieurs décen­nies, j’ai ser­vi avec convic­tion l’UMP puis Les Républicains. J’acte aujourd’hui ma rup­ture avec les états-majors pari­siens, cer­tai­ne­ment pas avec les mili­tants et les élec­teurs, encore moins avec mes idées. Au fond, ce sont Les Républicains qui ont tra­hi nos idées, nos valeurs et notre enga­ge­ment mili­tant. Ils se trouvent mal­heu­reu­se­ment aujourd’hui n’être – consciem­ment pour cer­tains, incons­ciem­ment pour d’autres – que l’assurance-vie de Carole Delga, son stra­pon­tin. Du reste, la droite locale macro­ni­sée n’est plus qu’une force d’appoint pour le pré­sident au niveau natio­nal, au même titre que la majo­ri­té sor­tante. En rejoi­gnant la liste que porte Jean-Paul Garraud, je retourne aux sources de mon enga­ge­ment mili­tant. Je suis en totale cohé­rence avec mon par­cours politique.

Il est temps de sor­tir du piège dans lequel François Mitterrand a enfer­mé la droite, de ne plus se lais­ser dic­ter notre conduite par ceux qui ont pré­ci­pi­té notre pays dans les crises. Cette union régio­nale autour de Jean-Paul Garraud est un signe des temps. La crise sys­té­mique que nous affron­tons nous com­mande de faire preuve de prag­ma­tisme, ou nous res­te­rons tou­jours aux marches du pou­voir. J’ai assis­té de l’intérieur à l’effondrement de l’UMP puis des Républicains, inca­pables de se réin­ven­ter et tra­ver­sés par des luttes intes­tines irré­con­ci­liables. De la même manière que le Parti socia­liste du congrès d’Epinay est mort de ses contra­dic­tions, la syn­thèse de l’UMP et de LR ne résiste plus aux réa­li­tés. La liste menée par Jean-Paul Garraud n’est pas une liste pour se pla­cer : nous vou­lons gagner.

Le pro­jet que Jean-Paul Garraud défend est à même de répondre aux besoins de notre région, et plus encore d’envoyer un signal à tous ceux qui pensent que le pays sera pro­chai­ne­ment inexo­ra­ble­ment sou­mis de l’extérieur et effon­dré de l’intérieur. Non : notre pays et notre région ont encore un ave­nir ! Notre pro­gramme est ambi­tieux, équi­li­bré et sou­cieux de l’intérêt géné­ral. Il n’est pas aveugle aux graves dif­fi­cul­tés exis­ten­tielles de la France contem­po­raine. Il est ouvert, démo­crate et ani­mé par l’amour de la patrie, de l’histoire de la région.

L’accord élec­to­ral entre Renaud Muselier et la République en Marche a mon­tré que la droite de convic­tion dis­pa­rais­sait dès que les places sont en jeu.

En tant que secré­taire géné­ral du groupe UEDC (LR-UDI) à la région Occitanie, j’ai sou­vent été sur­pris, puis avec le temps je me suis retrou­vé impuis­sant et aujourd’hui révol­té par les votes de mes élus, sou­vent sou­mis à la gauche. Soit parce qu’ils avaient peur de perdre des sub­ven­tions de la région, soit par manque de cou­rage. Sur les sujets les plus essen­tiels, notam­ment l’attribution des sub­ven­tions aux asso­cia­tions aidant à l’immigration, à l’exemple de SOS Méditerranée, les élus LR se sont couchés.

Le com­por­te­ment d’Aurélien Pradié lors d’un débat face à Jean-Paul Garraud a été le moment déclen­cheur de mon choix. Je ne pou­vais plus admettre cette atti­tude qui était bien loin du débat d’idées, mais en fin de compte l’attitude natu­relle d’un appa­rat­chik de par­ti poli­tique qui n’avait que de l’arrogance comme forme de cou­rage. Nos élec­teurs méritent mieux pour l’avenir de notre région. De plus tout récem­ment, l’accord élec­to­ral entre Renaud Muselier et la République en Marche a mon­tré que la droite de convic­tion dis­pa­rais­sait dès que les places sont en jeu. Je la retrouve en rejoi­gnant Jean-Paul Garraud et son équipe.

Je compte donc sur vous, sym­pa­thi­sants et adhé­rents des Républicains, élec­teurs de droite à nous rejoindre, pour enta­mer une nou­velle phase de recon­quête en fai­sant bar­rage au macro­nisme et au socia­lisme. La seule alter­na­tive en Occitanie porte un nom, celui de Jean-Paul Garraud.

Cédric Delapierre